Mardi 21 juillet 2026, la salle de la maison des jeunes de Kolondièba était pleine à craquer. Casquettes blanches, drapeau malien, quelques intermèdes musicaux : des jeunes venus de Bougoula, Farako, Kadiana, Kébila, Kolosso, Mena, Nangalasso, Tiongui, Tousséguela et d’autres localités se sont retrouvés pour la même raison : recevoir leur financement.
Le compte est bon : 613 projets de jeunes ruraux des régions de Sikasso, Bougouni et Koutiala viennent d’être financés dans le cadre du Projet FIER II (Formation professionnelle, Insertion et Appui à l’Entrepreneuriat des Jeunes Ruraux), avec l’appui du FIDA.
Des noms derrière les chiffres
Korotoumou Togola a reçu un bon de paiement de 3 909 000 FCFA. Mariam Sangaré, 5 000 000 FCFA. Dramane Diarra, 1 900 000 FCFA. Allasane Diarra, 725 000 FCFA. Soungalo Konaté, jeune entrepreneur de Fakola, démarre avec 523 000 FCFA en poche. Ce ne sont que cinq noms sur 613, mais tous partagent la même idée : rester au pays plutôt que de partir chercher ailleurs ce que la terre malienne peut offrir.
Sur l’ensemble des dossiers validés, 480 concernent des Activités Génératrices de Revenus (AGR) et 133 des Micro-Entreprises Rurales (MER). Kolondièba concentre 317 bénéficiaires, Kadiolo 153, et Yorosso 144.
Les officiels étaient là
Le Préfet du cercle de Kolondièba a pris la parole pour rappeler que ce financement n’est pas « une simple distribution de ressources » mais un investissement à charge pour les jeunes bénéficiaires de le faire fructifier, et pourquoi pas, d’employer à leur tour d’autres jeunes de leur localité.
Autour de lui : des représentants du Conseil Régional de Sikasso, les préfets de Fakola et Kadiana, les maires des onze communes concernées, des chefs de services techniques, des organisations paysannes, et les institutions de micro-finance partenaires (Kafo Jiginew, RMCR, CAECE-Jigisèmè). Plusieurs médias régionaux et locaux avaient aussi fait le déplacement.
Ce qui vient après la cérémonie
L’objectif ne s’arrête pas à la remise des chèques. Il s’agit d’ancrer ces jeunes dans le circuit bancaire formel sur la durée. Grâce aux conventions signées avec les institutions de microfinance de Sikasso, le Projet FIER II garantit, co-finance ou facilite l’accès à des crédits adaptés.
Le suivi post-financement est annoncé comme rigoureux : les services techniques de l’État et les structures d’accompagnement du projet restent mobilisés pour encadrer les bénéficiaires. À la fin de son discours, le préfet a résumé les choses simplement : le développement du monde rural malien est désormais entre les mains de sa jeunesse. À elle de jouer.





