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CRITERE DE SELECTION DES SITES ET STRATEGIE D’INTERVENTION

 

Ciblage économique et géographique

Le projet interviendra potentiellement dans toutes les régions du Mali. Cependant, pour éviter la dispersion des interventions, la zone d’intervention du projet sera réduite aux régions couvertes par le projet FIER. Il s’agira de la Zone 1 appelée zone de concentration qui comprendra les anciennes régions de Koulikoro, Sikasso, Kayes et Ségou et de la zone 2 appelée Zone d‘extension qui sera constituée des régions de Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. Ce choix tient compte des contraintes actuelles de fragilité et de sécurité, et de l’approche basée sur le regroupement de bassin de production/chaîne de valeur/RME. L’intervention du projet sera graduelle en commençant par la zone de concentration pour s’étendre progressivement vers la nouvelle zone, en utilisant des indicateurs qualitatifs ( » déclencheurs « ) liés aux infrastructures agrégatives de production et de transformation.

Le ciblage géographique 

 

dans la zone d’extension sera basé sur une identification participative des cercles prioritaires d’intervention dans les quatre anciennes régions avec les Conseils régionaux et les acteurs de la profession agricole et non agricole en rapport avec les activités pré et post récolte.

L’approche sera séquentielle avec un premier niveau de ciblage des infrastructures agrégatives constituées d’investissements structurants dans les bassins de production et un second niveau de ciblage des jeunes bénéficiaires au niveau des porteurs d’initiatives individuelles/privées et collectives, au sein des OP régionales et de base en place qui ont des initiatives planifiées/ en cours à consolider/valoriser/passer à l’échelle. Ainsi, le déploiement du ciblage se fera au cours des deux premières années dans la zone de FIER (zone de concentration) et portera sur les mêmes cercles et villages. Ensuite l’étude qui identifiera les bassins de productions où seront installées les infrastructures agrégatives permettra de retenir les cercles (maximum 12) et les villages devant accueillir ces infrastructures, le principe étant d’assurer l’équité territorial, tout en évitant le saupoudrage et la dispersion des efforts.

Le ciblage économique :

Il se fera à travers une priorisation des activités économiques, accessibles aux jeunes ruraux, rentables et attractives pour eux. Il sera réalisé une évaluation du marché et des chaines de valeur pour comprendre les segments à fort potentiel pour l’engagement des jeunes et les tendances du marché qui y sont liées, et pour identifier les opportunités commerciales innovantes et prometteuses les mieux adaptées aux jeunes. Le ciblage économique suivra une approche thématique selon les filières retenues et les chaines de valeur qui seront exploitées. Il s’agira ainsi, aussi bien dans la zone de concentration que celle d’extension, de consolider ou de développer les activités et filières suivantes :

  • les productions végétales dont le maraichage et la riziculture
  • la production animale avec un accent sur l’embouche
  • l’aquaculture
  • l’artisanat, etc.

Les interventions de FIER II dans ces filières permettront le développement et la consolidation d’activités pour les métiers connexes.

Choix des sites des infrastructures :

Dans la zone de consolidation, les villages sont pré-identifiés par les interventions précédentes de FIER I où les dispositifs de sensibilisation et d’enrôlement des jeunes ont déjà été mis en place. Il s’agira de cibler de nouveaux jeunes porteurs d’initiatives au sein des aménagements (infrastructures) qui seront érigés dans les bassins de production. Ceci peut amener à travailler dans de nouveaux villages qui n’étaient pas pris en compte durant la première phase mais dont le choix obéira aux critères pertinents qui seront définis en rapport avec le potentiel de production et de création d’emplois pour les jeunes.

Dans la zone d’extension, le ciblage des villages sera à la fois technique par la détermination des bassins de production et le repérage des sites potentiellement aménageables. Il sera  social en prenant en considération le degré de pauvreté ou de vulnérabilité de chaque zone mais aussi des jeunes et des réseaux de jeunes actifs dans le processus de production et dans les chaines de valeurs.

La stratégie d’intervention de FIER II

Elle repose sur les principes suivants :

  • Les appuis financiers et non financiers, complémentaires et articulés entre eux, sont apportés aux jeunes dans le cadre de la réalisation d’un microprojet professionnel personnel ;
  • Le projet vise à faciliter l’installation des jeunes bénéficiaires dans des métiers porteurs et des activités économiquement rentables, qui leur permettent d’inscrire leur développement personnel dans la durée ;
  • Le projet intervient en réponse à une demande d’appui éligible (sélection des candidats en fonction des profils) et pertinente (adéquation du microprojet personnel avec le profil du candidat et des opportunités des filières) ; l’expression de ces demandes est suscitée et accompagnée par le projet ;
  • Les microprojets des jeunes sont construits avec les candidats bénéficiaires afin de s’assurer de leur engagement personnel ; dans le même esprit, une contribution au financement du microprojet leur sera également demandée (en nature la plupart du temps) ;
  • FIER II s’appuie sur les opportunités locales à tous les niveaux des chaînes de valeur à fort potentiel et facilite l’insertion économique des jeunes avec des appuis adaptés à leur âge, niveau d’éducation, expérience professionnelle antérieure, leur situation personnelle et leur choix de parcours professionnel ;
  • De manière transversale, FIER II vise à renforcer la résilience des communautés et des systèmes agro-pastoraux face au changement climatique en promouvant les pratiques d’agriculture intelligente face au climat (ASC) et les technologies vertes ;
  • La différentiation des appuis par tranches d’âge et selon le projet professionnel permet également d’adapter les réponses du projet aux besoins réels des jeunes ruraux en tenant compte de la diversité des situations personnelles, notamment celles des jeunes femmes ;
  • Les appuis du projet sont basés sur le faire-faire qui valorise les capacités existantes des institutions locales, tant en matière de formation-insertion qu’en appui à l’entrepreneuriat rural. Dans le même temps, le projet investira dans le renforcement et le développement de ces capacités dans une perspective de durabilité du dispositif d’insertion, en ciblant en particulier les OP pour qu’elles jouent un plus grand rôle dans l’appui à leurs membres en matière de formation et d’appui-conseil.
  • FIER II promouvra l’entreprenariat collaboratif des jeunes en mettant l’accent sur l’importance de la collaboration et de la complémentarité. Ainsi, le projet promouvra la combinaison des compétences, des savoir-faire, et des expériences de jeunes individus qui souhaitent démarrer une activité entrepreneuriale par grappes de villages, par secteurs, filières agricoles, et surtout par maillons d’une même chaine de valeur agricole. Il s’agit d’atteindre un objectif commun en adoptant une responsabilité collective. Afin d’optimiser le mode de fonctionnement, des arrangements institutionnels novateurs (co-entreprises coopératives pilotant des sous-projets de chaines d’approvisionnement) seront promus. Dans ce cadre, les expériences locales de succès de FIER seront capitalisées. Par ailleurs, les jeunes champions locaux seront promus pour jouer le rôle de modèles/mentors afin d’inspirer et renforcer les capacités de leurs jeunes collègues et pour l’apprentissage continu et le partage des connaissances.
  • L’intervention tiendra compte du contexte de fragilité au Mali, en intégrant notamment les considérations liées à la sécurité des biens et des personnes, dans le choix des zones d’intervention.