À Kadiolo, Kolondièba et Yorosso, FIER II accompagne 643 jeunes — dont 345 femmes — dans les filières agricoles et d’élevage de la région de Sikasso.



Dans les salles de classe transformées en espaces d’apprentissage, des jeunes ruraux découvrent de nouvelles techniques agricoles et zootechniques. Ces formations, organisées en partenariat avec la Direction Nationale de l’Agriculture et la Direction Nationale des Productions et Industries Animales, constituent une étape clé avant l’accès au financement de leurs projets.
Un parcours vers l’autonomie économique
Initié conjointement par le Gouvernement du Mali et le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), le projet FIER II vise à promouvoir l’esprit d’entreprise en milieu rural et à faciliter l’intégration économique des jeunes dans les chaînes de valeur agricoles. Après une évaluation réalisée en janvier 2025 dans l’ancienne région de Sikasso, 706 jeunes en attente de financement ont accepté les conditions du projet. Parmi eux, 614 ont vu leur plans d’affaire actualisés et validés par un comité régional de sélection en septembre 2025.
C’est dans ce cadre que deux mémorandums ont été signés avec la DNA et la DNPIA, ouvrant la voie à des sessions de formation sur les techniques de production céréalière, d’embouche bovine, ovine et caprine dans toute la région de Sikasso.



Des formations ancrées dans la réalité du terrain
Les sessions se déroulent directement dans les localités des bénéficiaires, favorisant une pédagogie participative. Les facilitateurs de la DNA et de la DNPIA combinent exposés théoriques et exercices pratiques : calcul de rations alimentaires pour le bétail, préparation de blocs de sel et d’aliments complémentaires, manipulation d’intrants agricoles. Les bénéficiaires touchent, expérimentent, posent des questions.
“ La formation ne se limite pas à la salle de classe : une visite chez un producteur expérimenté permet aux apprenants de voir les pratiques d’élevage en conditions réelles, de comprendre les enjeux de la gestion quotidienne d’un troupeau et d’identifier les points d’amélioration dans leurs propres pratiques.“
Les filières couvertes
| FILIÈRE / MÉTIER | PARTENAIRE | JEUNES |
| DIRECTION NATIONALE DE L’AGRICULTURE (DNA) — 237 JEUNES | ||
| Commercialisation de céréales | DNA | 116 |
| Techniques de production agricole (maïs, riz, arachide, gingembre) | 55 | |
| Transformation des produits agricoles | 31 | |
| Maraîchage | 22 | |
| Fabrication d’équipements agricoles | 10 | |
| Arboriculture | 2 | |
| Restauration | 1 | |
| DIRECTION NATIONALE DES PRODUCTIONS ET INDUSTRIES ANIMALES (DNPIA) — 406 JEUNES | ||
| Embouche ovine et caprine | DNPIA | 253 |
| Embouche bovine | 151 | |
| Aviculture | 2 | |
| Total général | 643 | |
Une mission de suivi rigoureuse
Du 14 au 19 avril 2026, une équipe pluridisciplinaire de l’Unité de Coordination Régionale (UCR) de Sikasso, accompagnée de cadres des Directions Régionales de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DREFP), du CDR et du Conseil Régional, a sillonné les cercles de Kadiolo, Kolondièba et Yorosso pour s’assurer du bon déroulement des formations.
Cette mission de suivi a permis de vérifier la présence des formateurs et des bénéficiaires, d’apprécier la qualité pédagogique des interventions, de recueillir les avis des participants et de transmettre en temps réel les remarques et orientations aux équipes de facilitation. La méthodologie adoptée — participative, itérative et centrée sur les besoins des jeunes — a facilité des échanges francs et constructifs entre toutes les parties prenantes.
« Ces formations nous permettent d’aborder notre activité avec plus de méthode. On apprend à calculer les coûts, à choisir les bons intrants, à planifier. Ce n’est plus de l’improvisation. » — Une bénéficiaire, cercle de Kolondièba
Vers le financement et l’insertion durable
Ces sessions de renforcement des capacités constituent la dernière étape avant le déblocage des financements prévus par le projet FIER II. En dotant les jeunes des compétences techniques et entrepreneuriales nécessaires, le projet s’assure de la viabilité à long terme des micro-entreprises qui seront créées ou développées.
La formation n’est pas une fin en soi : elle prépare les bénéficiaires à gérer efficacement les ressources qui leur seront confiées, à réduire les risques de pertes et à maximiser leurs revenus dans des filières à fort potentiel pour la région de Sikasso.



Ce que cette formation prépare
▸ L’accès au financement des plans d’affaires validés par le comité régional de sélection
▸ La maîtrise des techniques de production pour réduire les risques et augmenter les rendements
▸ Le renforcement de la confiance des jeunes dans leurs capacités entrepreneuriales
▸ La consolidation des liens entre le projet, les services techniques de l’État et les bénéficiaires
▸ L’inclusion économique des femmes rurales, représentant 54% des formés.







